Probablement le meilleur marché du vin au monde.
Préservons
ce que la Suisse a mis plus d'un siècle à bâtir.
Une sommellerie de classe mondiale. Une gastronomie à la pointe et aux cartes de vin à faire pâlir. Un public des plus exigeants. Des vignerons-encaveurs suisses d'exception. La richesse d'un marché sans équivalent
NON à la réforme.
Le vin en Suisse mérite mieux.
2 jours pour agir - délai 18 juin 2026
Basé sur des faits et chiffres réels
Les Raisins de la Raison
Un appel à la raison sur la réforme du vin. Il y a urgence : la consultation se termine le 18 juin 2026, dans 2 jours — aucune voie de recours possible ensuite. Des conséquences désastreuses pour le commerce du vin de qualité, la gastronomie et le consommateur suisse. La réforme profite aux industriels du vin plutôt qu'aux vignerons-encaveurs suisses et se fait au détriment du commerce spécialisé du vin. Mais le vrai problème, lui, reste entier.
Nous ne représentons pas une association, nous représentons le bon sens et les bons vins en Suisse, indigènes et importés. Pour une fois, ce sont les chiffres et faits qui prennent le devant de la scène, non les personnes.
Une crise mondiale et bien réelle
Le monde du vin en Suisse vit son pire moment. On en boit moins. Le mal n'est pas l'origine.
| Catégorie | 2021mio L | 2025mio L | ÉvolutionÉvol.5 ans | Part2025 |
|---|---|---|---|---|
| Consommation totale de vin tranquille2Conso. totale vin tranquille2 |
253,9 | 210,4 | −17% | 100% |
| vin suisseconsommé | 90,2 | 79,2 | −12% | ▲37,6% |
| importciternes / vrac1 | 56,1 | 48,9 | −13% | ▲23,2% |
| importen bouteille3 | 107,0 | 81,1 | −24% | ▼38,6% |
−17 % en 5 ans. C'est le marché dans lequel tous les acteurs en Suisse évoluent — avec des différences notables selon la catégorie, allant du simple au double. Cette tendance de fond oblige les acteurs du marché du vin à un réajustement de l'offre constant.4
Parts de marché depuis COVID
Le vin suisse et l'import bouteille se rapprochent, naturellement. L'import en citernes gagne.
Tendances: le vin suisse gagne des parts de marché tout comme les citernes importées. L'import en bouteille est en net recul. La situation actuelle est presque la parité entre 1 bout. importée = 1 bout de vin suisse. Sans intervention.
Une ordonnance qui manque toutes ses cibles
Pour répondre à la crise, on veut réformer l'importation du vin. Par une ordonnance aberrante.
- Le mécanisme — accès au contingent conditionné à « l'achat ET le pressurage de raisin suisse ».1 Seuls les encaveurs-presseurs industriels accèdent au tarif réduit. Ni les vignerons qui travaillent uniquement leurs propres raisins, ni les importateurs spécialisés auront le droit, et doivent négocier aux conditions et prix de ces grands groupements, sans garantie.
- Pas de vote, consultation ouverte jusqu'au 18 juin 2026 — ensuite plus aucune voie de recours. Le Parlement ne se prononce pas. Décision du seul Conseil fédéral.1
Arguments:
- « ... Si on arrivait à 40 % [ part de marché], notre viticulture serait sauvée. »2
- « Renforcer la position commerciale des encaveurs suisses. »1
- « Concurrence des importateurs qui ne pressent pas de raisin suisse. »1
- « ... la concurrence déloyale des vins étrangers est le véritable problème. »3
- « Ces vins bon marché sont des fabriques de pauvres. »3
- « La grande distribution fait des marges bien plus élevées sur les vins étrangers que sur les vins suisses. »4
La production Suisse et ses différences
Le vin Suisse: la région, le type de vin et le modèle de production.
Des contrastes régionaux et structurels marqués face à la situation actuelle. Un marché qui évolue vite, avec l'essor de régions viticoles suisses innovantes, aux vraies ambitions face aux régions traditionnelles. Et deux modèles de production bien éloignés: le modèle du vigneron vs les grands industriels du vin qui semblent peiner davantage. Une analyse nuancée s'impose.

Deux catégories bien distinctes dans les importations. Aussi par rapport aux conséquences de la réforme.
|
Import
bouteille
|
Import en
citerne
|
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|---|---|---|
| Prix moyen 2025 (entrée douane) | 9,90 CHF/L | 1,22 CHF/L |
| Évolution du prix - 5ans | ▲+5,8% | ▼−15,3% |
| Évolution part de marché - 5 ans | ▼−8,6% | ▲+8,6% |
| Droit douane par litre de vin | 0,90 CHF/L | ~0,40 CHF/L |
| Acteurs | Grande distribution + commerce spécialisé de qualité. | Grande distribution + industriels embouteilleurs suisses |
| Caractéristiques | Vins de qualité / mise en bouteille à l'origine / traçabilité | Opacité. Le manque de traçabilité permet des pratiques douteuses1. |
| Bénéficiaire ordonnance sur l'importation ? | ✕ Les grands perdants de la réforme |
✓ Une large partie2, 3 des acteurs aussi bénéficiaires car actifs sur les 2 tableaux: import citernes + achat/pressurage de raisin suisse |
| 20,6 %des vins consommés en Suisse arrivent par citerne. |
Les conséquences néfastes de l'ordonnance
Les perdants de la réforme selon l'ordonnance en consultation
Le marché Suisse de qualité
Le commerce spécialisé du vin de qualité est sérieusement compromis. Beaucoup de structures à taille humaine de type PME.
La gastronomie s'appauvrit et doit faire face à une augmentation de prix
Le risque d'appauvrissement des cartes est réel. Mais plus directement serait l'augmentation des prix suite à la répercussion des droits d'entrée.
Le consommateur suisse paie le pot
Augmentation des prix et risque d'un marché qui s’aplatit, en faveur des industriels du vin.
Les vignerons-encaveurs suisses perdent un partenaire important
Le commerce qualitatif suisse est en grande majorité également importateur. Pour les petits vignerons-encaveurs suisses, il est souvent le deuxième pilier après la vente directe. Les industriels du vin comptent davantage sur la grande distribution. Affaiblir ce commerce qualitatif redistribue les cartes du marché, au détriment des petits vignerons-encaveurs suisses, car c'est leur partenaire historique. Un canal de distribution et de visibilité pourtant essentiel, surtout dans les régions éloignées.
L'ordonnance en quelques mots
Mettre le commerce du vin spécialisé, dont font partie la majorité des importateurs de qualité suisses, à la merci des embouteilleurs industriels.
Mélanger poires et pommes. Sanctionner des acteurs sérieux, aucunement responsables de la situation actuelle, pour tenter de résoudre un problème complexe. Tout ce qu'on fait c'est de le déplacer, sans rien changer. Le Conseil fédéral l'a dit en Février 2026: c'est un problème structurel face à une baisse de la consommation de vin1.
Et le paradoxe, la solution proposée récompense les embouteilleurs industriels, dont une large partie sont impliqués dans le commerce des citernes à 1,22 CHF le litre, 1 bouteille sur 5 consommée en Suisse23... Censée protéger le vin suisse, elle frappe à côté et détruit le commerce de vin de qualité. C'est une solution pitoyable.
Prise de position de l'association faîtière ASCV
L'Association Suisse du Commerce des Vins (ASCV / VSW), faîtière du commerce du vin en Suisse, rejette la réforme.
ASCV, 250 membres : producteurs suisses, caves, grossistes, détaillants et importateurs. Toute la chaîne de valeur, du vignoble au consommateur. ≈ 70 % du chiffre d'affaires du vin commercialisé en Suisse:
Lier l'importation à la production nationale ne se justifie ni économiquement, ni politiquement.
De nouvelles barrières à l'entrée — sans atteindre l'objectif : promouvoir et protéger le vin suisse.
Les conséquences — Désavantage importateurs, restauration et hôtellerie (HORECA), distribution, et même les vignerons-encaveurs. Concentration autour d'un petit nombre de grands producteurs. Hausse des prix, sans valeur ajoutée, pour le consommateur.
Sur la forme, l'ASCV juge la démarche inconstitutionnelle — une atteinte à la liberté économique qui imposerait un débat parlementaire, pas une simple ordonnance — et incompatible avec l'OMC (barrière non tarifaire au commerce).
L'ASCV s'oppose clairement et fermement. []
Note — « Les Raisins de la Raison » est une initiative indépendante. Nous ne représentons pas l'Association Suisse du Commerce des Vins (ASCV / VSW) et n'agissons pas en son nom : nous partageons ici sa prise de position publique, que nous soutenons.
Urgent avant la fin du délai de consultation
Une mesure urgente:
Transparence
La publication des quotas importés en vrac en 2025, séparés. C'est la position douanière HS 2204.29, dans le contingent OMC (KZA). Les statistiques actuelles sur les volumes importés nominatifs englobent les deux types (vrac et bouteille). Au vu des différences structurelles et évolutions diamétralement opposées, additionnées elles perdent leur pertinence. Face à l'urgence souvent mentionnée1, le peuple suisse se doit de connaître les principaux importateurs de ce vrac à 1,22 CHF le litre, qui representent 20,6% de la consommation suisse. Et de vérifier également dans quelle mesure les bénéficiaires de l'ordonnance en consultation figurent parmi eux.
Nous tenons aux vignerons-encaveurs suisses : ce sont nos partenaires et nos amis. Refuser l'ordonnance, ce n'est pas se dresser contre eux — c'est refuser une mesure qui, censée les protéger, pénalise injustement tout le commerce du vin de qualité arbitrairement et à tort. Sans résoudre le problème.
Les Raisins de la Raison
Evitons une ordonnance absurde et néfaste
Ils rejettent la réforme
1GastroSuisse
« Le diagnostic est faux : le problème n'est pas une pression excessive des importations sur la production indigène, mais un changement structurel et générationnel des habitudes de consommation. La réforme ne fait que renchérir le produit. »
2ASCV — Association suisse du commerce des vins
« Les effets sur les consommateurs seraient lourds : hausses de prix et nette réduction de la diversité de l'offre. Un retour en arrière, qui rappelle des régimes d'importation depuis longtemps révolus. »
Branchenverband Deutschschweizer Wein, les caves tessinoises et bien d'autres…